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Archive pour la catégorie 'Ten Years After'

L’album de la démocratie.

Posté : 25 juin, 2011 @ 8:05 dans Blues-rock, Ten Years After | Pas de commentaires »

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TEN YEARS AFTER 

STONEDHENGE – 1969 CoolCoolCoolCool

 

Ten Years After expérimente et cela a un coût : celui de reléguer Alvin Lee au rang de quasi comparse. Il  la joue discret, s’effaçant au détriment des autres acteurs, lesquels  peuvent ainsi  démontrer tout leur talent et faire étalage d’improvisations. Loin du classique album éponyme précédent, Stonedhenge voit le groupe anglais s’orienter vers un blues progressif plutôt étrange mais étonnamment bien léché. Bien à part dans la production discographique du groupe, ce très bon LP ne s’adresse en aucun cas aux sempiternels nostalgiques du délirant I’m Going Home de Woostock. Eclectique, Stonedhenge affiche d’entrée cette quête expérimentale annoncée avec  un Going To Cry à l’intro originale, qu’un orgue mystérieux et obsédant rapproche du Pink Floyd version Syd Barrett. Le claviériste Chick Churchill, dans le cadre de la récréation qui lui est ici autorisée, y va ensuite d’un jazzy I Can’t Live Without Lydia. Woman Trouble permet au blues de reprendre ses droits. Là encore, chaque acteur y va de sa contribution à la manière des jazzmen. La rigolade s’organise. L’amusant Skoobly-Ooobly-Doobob , tout en onomatopées, révèle une belle synchronisation entre la guitare et le chant d’Alvin Lee. Il dénote la liberté et la décontraction qui collent au studio. Hear Me Calling, aux notes psychédéliques, revient à un blues plus classique, tandis qu’A Sad Song n’en finit pas de traîner sa peine. Puis, c’est au tour de Ric Lee, batteur, de s’octroyer son moment (toujours très court) via Three Blind Mice. Ce cheminement progressif nous installe sur les huit minutes de No Title, aussi oppressant et morose que Sad Song dans sa phase initiale. Tout y est : riff tueur, orgue bizarre, effets sonores, instruments qui s’insèrent les uns dans les autres, rythme ultra-lent. Bonjour l’ambiance. Enfin, dans ce concept musical entrecoupé de partitions individuelles (bienvenues pour faire retomber un soufflé parfois difficile à digérer), Leo Lyons, bassiste, assure sa part dans Faro. Un rapide et puissant Speed Kills, sorte de voyage en train, achève Stonedhenge dans un déraillement particulièrement réussi. Et Alvin Lee dans l’histoire ? Confiné à un rôle obscur, loin de la starisation, il se fait petit, pour les besoins du concept, et ça saute aux yeux. On peut lui pardonner car sa vision de la démocratie n’aura finalement pas été tronquée. Stonedhenge est allé plus loin que ce que la concurrence du moment proposait. Excellent ! (PLO54).

 

1. Going To Try 

2. I Can’t Live Without Lydia 

3. Woman Trouble 

4. Skoobly-oobly-doobob 

5. Hear Me Calling 

6. A Sad Song 

7. Three Blind Mice 

8. No Title 

9. Faro 

10. Speed Kills

 

Alvin Lee (guitares, chant, piano, effets)/Leo Lyons (basse, contrebasse)/Ric Lee (batterie, percussions, bruitage)/Chick Churchill (orgue, piano) 

Contact: jean-claude.reichert@orange.fr 

 

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