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Quelle force de frappe !

Posté : 7 octobre, 2010 @ 8:39 dans Spyrogira | Pas de commentaires »

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SPIROGYRA 

ST. RADIGUNDS – 1971  CoolCoolCoolCoolCool

 

 Mais qui sont ces oiseaux là ? Dans le genre folk anglais, je pensais avoir fait le tour de la question avec les Pentangle, Fairport Convention, Steeleye Span, Comus, Strawbs et compagnie. Mais ceux-là, Spirogyra…ils sortent d’où ? Je n’en avais jamais entendu parler à l’époque. Il faut dire que leur carrière a été furtive (je peux faire le fanfaron maintenant, je me suis depuis rancardé). Trois albums ont marqué de leur empreinte leur implication sur la scène folk prog british (entre 1971 et 1973). Le moins que l’on puisse dire d’eux, c’est qu’ils ne manquent pas d’originalité, notamment dans la structure de leurs compositions (que l’on doit essentiellement à Cockerham). Avec Barbara Gaskin au chant, Martin Cockerham (chant et guitare acoustique), Steve Borrill à la basse, Julian Cusack (claviers et violon) et à la batterie (il fait la pige)…Dave Mattacks, ex-Fairport Convention, ex-Steeleye Span…Comme on se retrouve…Il faut entendre la vitesse et l’agressivité de ce folk (Magical Mary est une pure folie furieuse). La guitare acoustique de Martin Cockerham tire tout l’album vers le haut. Tantôt douce et caressée en fingerpicking, tantôt sauvagement grattée, le jeu suscite une grande émotion. Quel talent ! Et sa voix ? Sa raucité n’est pas sans évoquer le Chapman de Family. Tout à tour, elle s’oppose, se fait complémentaire puis fusionne pour merveilleusement s’harmoniser à la voix venue d’ailleurs de Barbara Gaskin. Ajoutez-y un bassiste qui pratique son job sur le bout de ses doigts et un violoniste-claviériste dont les touches, tantôt menaçantes, tantôt sinistres, se prêtent à merveille à ce décor. C’est du haut niveau ! J’ai pu me procurer la galette, je n’en démords pas, c’est géant. C’est étrange, romantique, obsédant, politique, sombre et fantaisiste à la fois. Technique. Très technique et inventif. St. Radigunds est un perpétuel tourbillon folk-prog-acid. Les mélodies fascinantes n’en finissent pas de rebondir les unes contre les autres. L’ambiance est vraiment spéciale, je vous l’assure. Côté titres, on y trouve du folklore traditionnel rafraîchissant (The Future Won’t Be Long), un Island qui se déplace à grande vitesse, un Magical Mary qui poursuit sur ce rythme acoustico-infernal, un Captain’s Log dylanien, un savoureux At Home In The World (piano-guitare acoustique-cuivres et harmonies vocales), un magnifique Cogwheels Crutches And Cyanide, le brillant prog Time Will Tell (entamé par le violon de Cusak, suivi par la guitare acoustique de Cockerham, la basse de Borrill et porté par la voix céleste et poignante de Barbara Gaskin), We Were A Happy Crew, qui, débuté en douce ballade, finit sur un tempo plus nerveux, un bon petit folk gentillet Love Is A Funny Thing (acoustique, chant et flûte) er en guise de final, l’inventif The Duke Of Beaufort. Quelle claque ! 


 

Face 1 

1.     The Future Won’t Be Long (4.18) 

2.     Island (3.45) 

3.     Magical Mary (6.21) 

4.     Captain’s Log (2.10) 

5.     At Home in the World (3.08) 

6.     Cogwheels Crutches and Cyanide (6.00) 

Face 2 

7.     Time Will Tell (5.39) 

8.     We Were a Happy Crew (5.35) 

9.     Love is a Funny Thing (2.12) 

10.   The Duke of Beaufoot (8.07) 

 

Steve Borrill / bass-Martin Cockerham / guitar, vocals- Julian Cusack / violin, keyboards- Barbara Gaskin / lead vocals – Dave Mattacks / drums- Tony Cox / VCS – Bill Bruford / drums 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

 

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