Miouzik 60 et 70

POUSSEZ PAS Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE!!!

Archive pour la catégorie 'Skip Spence'

Une des plus belles pièces de la maison Columbia.

Posté : 24 août, 2010 @ 1:42 dans Moby Grape, Skip Spence | Pas de commentaires »

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SKIP SPENCE 

OAR – 1969  CoolCoolCoolCoolCool

T’as vu la bonne gueule de ce drôle de paroissien sur la pochette ? Cheveux ébouriffés, petit sourire narquois aux lèvres, yeux ahuris, visage à moitié plongé dans l’obscurité…il n’est pas mimi notre Spence, ex batteur de l’Airplane et surtout, pierre angulaire de la scène de Frisco et de Haight-Ashbury, via Moby Grape. Entre nous…il faut vraiment être un vrai allumé pour produire ce genre d’albums. L’homme, il faut le savoir, a fait un pétage de plomb grandeur nature qui lui fait faire un détour par la case (il lui en manque une quelque part !) maison psychiatrique, le bien nommé Bellevue Hospital de New York. Faut dire que défoncer à coup de hache le studio d’enregistrement et la porte de la chambre de Stevenson (le batteur du Moby Grape que Skippy voulait affranchir du démon qui était censé le posséder), t’amène plus souvent à fréquenter ce type d’endroit qu’à récolter des bons points. « Schizophrénie paranoïde » avance le diagnostic médical de l’époque. Il a dû en sucer des buvards et en gober des cochoncetés chimiques pour se faire sauter le mental de la sorte. Une fois sorti de l’univers psychiatrique, le bonhomme, qui n’en a pas oublié qu’il était un artiste, un multi-instrumentaliste prend la route de Nashville pour mettre sur disque ses expériences vécues. Donc, en 1969, sort ce produit de la Columbia, OAR. Fiasco total à sa sortie. La suite est plus glorieuse. Ces cinglés, façon Vincent Crane, Arthur Lee, Jim Morrison, Syd Barrett, Gene Clark, John Martyn (à qui Skip me fait souvent penser) ont du génie. Comme le démontrent chacun des 12 tableaux zarbis de cet album très étrange, ce Skip Spence était un chef d’œuvre à lui tout seul. De Little Hands à Grey/Afro, rock, blues, country et folk s’invitent avec bonheur et étrangeté. La prouesse de ce disque solo visionnaire consiste en le fait que Skippy a écrit, interprété et produit tout ce qui se fait sur cet album, pour le moins curieux, en pas moins de 15 jours (4 jours pour l’enregistrement, et seul !). Rythmiquement parlant, c’est parfois déconcertant, les bruitages ne sont pas toujours opportuns. Bref, ne vous attendez pas à avoir un album qui coule toujours de source. Parfois, le gus perd son emprise  (sur scène, il était une vraie pile électrique) peut déraper (comme ses percus pas toujours bien assurées) et ça sonne comme si c’était un hymne à sa propre fin. Plant, Beck et Tom Waits sont clients (CF l’album More AOR : A Tribute To The Skip Spence Album en hommage à Skippy). Moi aussi, je suis preneur. Cripple Creek, War In Peace, Little Hands, Grey/Afro…Pourquoi pas vous ? N’ayez pas peur, il est mort depuis 1999, vous ne risquez plus rien. Très émouvant et attachant, ce disque oublié.

  

1.    « Little Hands » – 3:44 

2.    « Cripple Creek » – 2:16 

3.    « Diana » – 3:32 

4.    « Margaret/Tiger Rug » – 2:17 

5.    « Weighted Down (The Prison Song) » – 6:27 

6.    « War in Peace » – 4:05 

7.    « Broken Heart » – 3:29 

8.    « All Come to Meet Her » – 2:04 

9.    « Books of Moses » – 2:42 

10.  « Dixie Peach Promenade (Yin for Yang) » – 2:53 

11.  « Lawrence of Euphoria » – 1:31 

12.  « Grey/Afro » – 9:38 

Skip Spence/All Instruments – David Rubinson/Producer 

Contact: jean-claude.reichert@orange.fr 

 

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