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Archive pour la catégorie 'Ripaille'

De belles émotions.

Posté : 23 juin, 2011 @ 7:04 dans Ripaille, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

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RIPAILLE 

LA VIEILLE QUE L’ON BRÛLA – 1977 CoolCoolCoolCoolCool

 

 

Il a mis les petits plats dans les grands pour nourrir Bowie, Marvin Gaye, Fleetwood Mac, au Château d’Hérouville, a été responsable des cuisines de  la tournée 1986 de Toure Kunda, allant même jusqu’à ramasser le steak recraché par Lou Reed (au lieu de lui coller dans les dents)… Chez lui, le plaisir est une notion qu’il maîtrise sur le bout des ongles. A part cette facette du personnage, ce cuisinier, devenu chef d’entreprise en catering, est également musicien et son histoire est intimement liée à la musique progressive des années 70 sous le nom de… Ripaille, ça ne s’invente pas. La notion de plaisir est chevillée au corps du breton  Gérard Duchemann, l’initiateur de Ripaille, groupe de folk-progressif français, auteur d’un seul (mais quel) album, La Vieille Que l’On Brûla (1977), un des mariages les plus heureux entre le rock symphonique et le folk-rock.  Influencé par un ouvrage de Claude Seignolle sur la sorcellerie et notamment par le passé intrigant de l’alchimiste Nicolas Flamel, Gérard Duchemann met en musique une histoire autour de ce thème, réunit les potes, le batteur Michel Munoz (Pépé), Patrick Audouin (guitariste et claviériste), puis les potes des potes, Patrick Droguet (guitariste), Jacky Thomas (bassiste). Le projet s’inscrit sous  Ripaille, eu égard à leurs penchants pour la bonne chair. Hughes De Courson (Malicorne) les signe sous son étiquette Ballon Noir, distribuée par CBS. A l’heure où l’invasif  mouvement punk ambiant vomit une énergie brute aux accents du No Future, à une époque où les labels se détournent de formations similaires et où la presse persiste à ne rien voir, ni entendre de cette scène, Gérard Duchemann et ses acolytes préfèrent occuper le terrain à leur manière, en proposant une musique plus raffinée, plus riche, plus élaborée, plus complexe, variée, atmosphérique, apaisante, soignée, optimiste, avec de bien jolies mélodies, en fusionnant acoustique et électrique, en ponctuant  leur folk-rock de belles  et parcimonieuses influences folkloriques empruntées au médiéval, de modernité (claviers analogiques) et de théâtralité. Ripaille arpente ainsi les mêmes chemins foulés par Ange, la référence nationale du moment, offre certaines similitudes avec les  canadiens d’Harmonium (une bien beau groupe) ou Gentle Giant, sonne parfois « très irish », tout en restant animé d’une vision personnelle de son art. Hélas, c’est passé quasi inaperçu à sa publication, comme bon nombre d’œuvres de notre très estimée (depuis) école gauloise. L’approche progressive de Ripaille dans cet album ne s’étale pas dans des suites interminables. Tout est ainsi canalisé en deçà des six minutes et ça n’en est que plus appréciable.  L’écriture est belle, imaginative, les voix (françaises) solides et caractéristiques. Grâce à Musea et sa géniale idée d’exhumer ce type d’albums, des titres comme  La Veuve De Nicole, Les Loups, Epilogue, Le Jardin Des Plaisirs, Le Sabbah Des Sorts, La Vieille Que L’On Brûla,  renaissent de leurs cendres  pour nous conforter  dans une certitude : notre rock avait beaucoup de classe, encore eut-il fallu le savoir de son temps. Malheureusement, toutes ses tentatives pour le prouver à la face du monde ont été étouffées dans l’œuf. Dommage ! Ripaille n’échappera pas à cette indifférence générale ambiante, repliera ses gaules l’année suivante, non sans avoir posé les jalons d’un second album (Ah, Faut Profiter Tant Qu’On Peut) et dont sont extraits les titres bonus. Gérard Duchemann commence alors à affûter ses couteaux et se mettre au service du rock, cette fois derrière les fourneaux Il y est aussi à l’aise (Plo54).

 

 01 – Fils de la Lune (4:29) 

02 – Le Jardin des Plaisirs (5:38) 

03 – Il n’y a plus Rien (3:29) 

04 – Satane Jardin (2:41) 

05 – La Veuve de Nicole (5:08) 

06 – Le Sabbat des Sorts (3:55) 

07 – Les Loups (2:40) 

08 – La Vielle que l’on Brula (3:52) 

09 – Epilogue (4:18) 

10 – Ah! Faut Profiter (5:10) 

11 – Gratis et en Plein Air (4:13) 

12 – Les Chameaux (5:20)

 

 Patrick Audouin : Grand piano, Fender Rhodes, synthesizers, spinet, acoustic guitar, tubular bells, rattle, cymbals, vocals/Patrick Droguet : acoustic & electric guitars, triangle/Michel Munoz : drums, rototoms, cymbals, crotales/Gérard Duchemann : lead vocals, synthesizers, string-ensemble, spinet/Jacquy Thomas : bass, string-ensemble, vibes, tambourine, vocals/Michel Santangelli : drums (10-12)/Hugues De Courson : rototoms, crumhorn/Robert Le Gall : violin/Alain Hergouarch : tambourine/Emmanuelle Parrenin : triangle, vocals/Jo Courtin : accordion/Pierre Holassian : Alto saxophone/Bruno Menny : sound effects. 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

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