Miouzik 60 et 70

POUSSEZ PAS Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE!!!

Archive pour la catégorie 'Pulsar'

Avec le romantisme à la française.

Posté : 24 juin, 2011 @ 8:07 dans Pulsar, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

pulsarhalloween1977.jpg

PULSAR 

HALLOWEEN – 1977 CoolCoolCoolCoolCool

 

 

Pulsar n’a jamais fait les choux gras de la presse spécialisée posée à Paris. Hormis quelques inévitables lignes de circonstance, généralement faux-cul, peu enthousiastes et rarement à leur avantage, jamais, cette dernière, n’a vraiment consenti à propulser le Pulsar méritant et reconnu au-delà de la Manche, sur le devant de l’actualité musicale. Pollen (1975) aurait pu être cette première opportunité. Rien ou peu. The Strands Of The Future (1976), de par son statut de disque essentiel du rock progressif français, n’autorise plus, cette fois, aux critiques musicaux du moment, à se complaire plus longtemps dans  une énième version de la politique de l’autruche. Le deuxième LP de Pulsar est un exercice de style ambitieux et très réussi. La nouvelle fait, cette fois-ci, grand bruit, plus personne ne peut se cacher. Ni les journaleux, ni Pulsar. Les Lyonnais ont grandi, mènent  judicieusement  une carrière qui les installent parmi les meilleurs groupes du genre, et plus particulièrement dans le top ten des meilleurs émissaires du space-rock symphonique au monde. Plus que jamais, ils savent où ils vont, musicalement s’entend, comment ils doivent s’y prendre pour y aller et surtout, ont appris, depuis 7/8 ans qu’ils arpentent les scènes et les studios,  qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour capitaliser leur popularité naissante. Cette vision lucide et intelligente leur dicte une marche à suivre plutôt austère pour préparer leur troisième disque : enfermement dans une ferme de montagne avec isolement total à la clé. En ces lieux et dans ces conditions, Pulsar aborde l’écriture du texte qui sert de trame à l’histoire d’Halloween, ce fameux troisième album. L’histoire écrite, elle va servir de point de départ et de balisage pour la composition des titres. L’effort collectif est influé par l’œuvre de Gustave Mahler, autour de laquelle la musique va s’échafauder en une longue suite en neuf parties, et autant de jalons pour repères. Dans ce cadre défini, la musique équilibrée, riche, profonde, complète, ondoyante, lente, insidieusement doucereuse, prenante, consistante, hors du commun, de Pulsar tisse sa toile, sans jamais s’éparpiller. Son originalité et sa spécificité induisent forcément une difficulté à l’aborder pour le rocker lambda et, comme pour chaque disque des gones, il lui faut  se faire violence pour en découdre avec elle et en apprécier tous les contours. Halloween est une merveille et ce chef d’œuvre  était inéluctable, compte tenu de ses excellents  antécédents discographiques. Album d’une bande de potes « à la vie, à la mort », animée par un même esprit et artistiquement en osmose absolue, Halloween nécessite cinq semaines de studio (Aquarius) et paraît en décembre 1977, sans le soutien franc et massif de sa maison de disques CBS, en proie à des problèmes avec ses directeurs artistiques, et alors que le mouvement punk accapare une époque qui ne raisonne plus qu’énergie brute. Une nouvelle fois à contre-courant de ce qui se fait alors et encore et toujours en marge des modes, Pulsar, écœuré, ne touche pas les dividendes immédiats de son magnifique travail. Son talent, pour la masse des auditeurs,  obtient une reconnaissance tardive, précisément à l’heure où  les rééditions exhument  les disques d’une école progressive française, qui a engendré une promo exceptionnels de jeunes talents et donné ses lettres de noblesse à notre rock. Il nous reste les yeux pour pleurer et Halloween, cette fresque symphonique et  apogée artistique, son deuxième disque majeur consécutif de la scène progressive de la seconde moitié des seventies,  le rendez-vous avec la gloire (posthume) de Pulsar, des p’tits gars de Lyon, toujours restés fidèles à leurs convictions et leur philosophie. Somptueuse musique qu’on laisse s’installer et destinée à voyager sans escale (PLO54).

 

 1 – Halloween Part I: 20:30 

a) Halloween Song: 1:20 

b) Tired Answers: 9:30 

c) Colours Of Childhood: 6:00 

d) Sorrow In My Dreams: 3:40 

2 – Halloween Part II: 18:40 

a) Lone Fantasy: 4:50 

b) Dawn Over Darkness: 6:10 

c) Misty Garden Of Passion: 2:15 

d) Fear Of Frost: 3:35 

e) Time: 1:50

  

Victor Bosch: drums, percussion, vibes/Gilbert Gandil : guitars, vocals/Michel Masson : bass guitar/Roland Richard : flute, clarinet, acoustic piano, strings/Jacques Roman : keyboards, mellotron, synths/Xavier Dubuc : Congas/Sylvia Ekström : Child voice (1)/Jean-Louis Rebut : Voice (2)/Jean Ristori : Cello. 

Contact: jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

 

 

 

123
 

thbdwarp |
CORONER COLLECTION |
read and heard |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | les humains entre eux
| Dreams of Music
| JAH LOVE