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Archive pour la catégorie 'Pulsar'

Pas d’allergie au Pollen.

Posté : 24 juin, 2011 @ 8:14 dans Pulsar, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

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PULSAR 

POLLEN – 1975 CoolCoolCoolCool

 

 

Allons faire un tour du côté de Lyon, là où la scène rock des années 70 n’était pas piquée des vers, et grouillait de formations très intéressantes comme ce cinglé de Chico Magnetic Band, comme les givordins de la banlieue sud, les fils d’ouvriers du power trio  Ganafoul (grâce auquel la ville de Givors a développé son quota de formations en un rien de temps) et Factory, comme Spheroe, calé sur le genre jazz-fusion, comme, plus tard, Starshooter, révélé par la période punk ou comme les progressifs Terpandre et Pulsar, celui qui fait l’objet de ce papier. Tous, autant qu’ils soient, sont loin d’être des guignols, les presses spécialisées externes à la Capitale des Gaules ayant vite perçu, depuis des lustres, l’intérêt et la valeur affectés à l’endroit (Lyon est Capitale du rock en 1977 pour Best, Rock & Folk et même pour l’influente bible pop rock britannique d’IPC Media, le New Musical Express), contrairement aux pouvoir publics du moment et du crû, souvent sourds aux appels d’une jeunesse très demandeuse. Les murs du Rock And Roll Mops de la rue Edison dans le 3ème arrondissement, la cage à Lyon la plus fréquentée, résonnent encore des rugissements des bêtes de scène l’ayant occupé. Pour revenir à Pulsar, son histoire démarre en 1966 au collège de Saint-Just, quartier qui surplombe Lugdunum à l’ouest de la Saône, autour d’un trio de potes Victor Bosch, Jacques Roman et Gilbert Gandil (Soul Experience). En récupérant le frère Roman, Philippe, et Georges Chalandon, future plume de Libé, Soul Experience migre vers Free Sound, une mouture alors profondément influencée par Pink Floyd, dont elle s’approprie le répertoire. La personnalisation de leur identité, par l’apport d’une écriture qui leur soit propre, et l’ambition d’en découdre sur une scène plus élargie et plus prestigieuse, amènent nos gones à se fixer sur le nom de Pulsar. Le Golf Drouot leur permet de s’exprimer dans une capitale qui s’intéresse beaucoup à ces provinciaux originaux. Aux côté d’Ange et d’une volée d’autres formations aussi ambitieuses et déterminées, Pulsar prend part à un projet discographique en commun, initié par Philips (l’album Groovy Pop Sessions). Le titre Pulsar, est leur première expérience gravée sur microsillon. Passé professionnel, en récupérant au passage le flûtiste Roland Richard (du team Higelin), Pulsar signe, chose rare pour un groupe gaulois, pour les anglais de Kingdom Records de Terry King (Caravan) et ce, huit ans après leur début (1974). Il en découle Pollen (sorti en mars 1975 dans les bacs francophones), premier album qui ne laisse insensible, ni le public (surtout anglais), ni Peter Hammill, passé dans le secteur pour un concert du Van Der Graaf Generator, et  visiblement sous le charme. Le recul nous révèle que Pulsar est une des plus belles pièces qui ait alimenté la besace du rock progressif. Nos critiques musicaux, peu clients de cette scène franchouillarde et qui se détournaient un peu trop facilement et rapidement de ce style musical, étaient les seuls à ne pas le voir ou le reconnaître. Pollen s’articule autour de 5 morceaux qui nous ramènent au Crimson des débuts ou au space-rock symphonique du Floyd de More, avec sa variété et sa particularité, nimbé d’ambiances atmosphériques, entre ciel et terre, avec aptitudes hallucinogènes en prime. Saupoudrez l’affaire d’une certaine candeur et d’un manque de finesse, inhérente à l’immaturité de la première œuvre et vous avez le topo des lieux que Pulsar vous propose de visiter. Aujourd’hui, nous sommes d’accord, Pollen peut paraître hors sujet, mais il est tellement sympa de passer un petit coup de plumeau dessus, de temps en temps. Ce n’est pas le disque du siècle, mais il peut être vu comme celui d’un dimanche matin-réveil gueule de bois en douceur. On appuie sur la touche Play, on met la dose et on laisse dérouler les belles mélodies décontractées, le temps d’aller rafraîchir une bouche pâteuse.  Un bon bain matinal et revitalisant aux essences rock symphonique et cosmique, au saut du lit, enchaîné par une flûte distrayante et pastorale, qui n’est pas preneur ? Une douce guitare qui vient lécher les oreilles, un clavier mélancolique et langoureux, des voix lointaines, ça ne mange pas de pain pour revigorer le goret… Y’a pas d’mal à s’faire du bien, non ? D’autant plus qu’avec ce Pollen qui prépare le nectar à venir, la seule allergie que vous risquez, c’est de succomber aux sirènes du tarpé (PLO54).

 

 1. Pulsar (3:00) 

2. Apaisement (7:30) 

3. Puzzle / Omen (8:00) 

4. Le cheval de Syllogie (7:00) 

5. Pollen (13:05)

 

 Victor Bosch: batterie, percussions/Gilbert Gandil : guitares, chant/Roland Richard : flute, cordes/Jacques Roman : claviers, synthés /Philippe Roman : basse, chant /Carmel Williams : voix sur Puzzle-Omen. 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

 

 

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