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Archive pour la catégorie 'Pentangle'

Un conte étrange et fabuleux.

Posté : 28 août, 2010 @ 1:51 dans Pentangle | Pas de commentaires »

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PENTANGLE 

CRUEL SISTER – 1970  CoolCoolCoolCoolCool

 

 Le numéro quatre de Pentangle (octobre 1970) n’a pas eu le succès escompté… Comment cela est-il possible ? S’appuyant sur cinq titres adaptés de chants traditionnels, Cruel Sister, produit non plus par Shel Talmy mais par Bill Leader, spécialisé dans la production dite « folklorique », sonne l’heure de gloire pour John Renbourn, dont la guitare (électrifiée cette fois-ci) émerveille. Pentangle est au meilleur de son art, aussi permettez-moi d’écarquiller grands les yeux, face au fait que le public ait pu snober cette petite perle. Du même niveau que son alter-ego, précédemment publié (Basket Of Light), cet album est séduisant à plus d’un titre. Sa musicalité, ses voix extraordinaires, son univers, sa clarté, sa simplicité, sa touche lyrique sont fabuleuses. J’aime et je le clame. Oyez, Oyez, braves gens ! Ce disque est génial. Cantonné dans un registre bien spécifique (donc moins éclectique que ses prédécesseurs, c’est ce qui l’a condamne vraisemblablement), Cruel Sister pêche peut-être par sa durée, un peu concise. Plus abordable aussi, il se décline autour de cinq pièces empruntées au décor folklorique. La voix cristalline de Jacqui McShee et la guitare de Renbourn, sur l’optimiste et attachant Maid That’s Deep In Love, nous installent d’entrée dans l’univers de conte propre à Cruel Sister. L’incomparable et vibrant organe de sa chanteuse fait fi du moindre soutien instrumental pour colorer d’une douce mélancolie le morceau suivant, When I Was In My Prime, et célébrer clairement  l’amour retrouvé. Lord Franklin prend le relais, avec le chant gorgé de plaisir de John Renbourn. La ballade traditionnelle est sobre, bourrée d’émotion et de douceur. Le titre qui donne le nom à l’album, Cruel Sister, s’inscrit dans la simplicité, dans la beauté, porté par une mélodie entraînante, au destin tragique, engendré par deux sœurs qui se disputent l’amour d’un preux chevalier. Le conte se referme sur un rock progressif (le seul de l’album) de plus de 18 minutes (Jack Orion, précédemment enregistré par le duo Jansch/Renbourn). C’est le plat de résistance (qui occupait une face complète du vinyle), encore dramatique, de cet univers médiéval scindé en plusieurs parties,  qui fait appel à une multitude d’instruments, judicieusement utilisés. Le jeu des voix de McShee la Princesse et de Jansch, le Page est une pure merveille. Franchement à tomber sur le cul, tant c’est inspiré et compétent ! Tandis que Cruel Sister égrène ses notes, plongeant sous la lumière le trio McShee/Renbourn/Jansch, Cox et Thompson, dans la discrétion et la sobriété, n’en finissent pas, comme ils en sont coutumiers, de faire sublimement le travail  et d’entretenir l’exceptionnelle ambiance. Cet album est donc magique et je le dis haut et fort. Ceux qui le déjugent en seront pour leurs frais. Ne vous laissez pas influencer par ces apriori malsains, mais plutôt par l’ambiance cool de la vieille tradition britannique qui vous berce durant l’écoute de cette petite merveille. 

 

 1.     « Maid That’s Deep In Love » (Traditional, arranged Jansch, Renbourn, Cox) – 5:30 

2.     « When I Was In My Prime » (Traditional) – 2:57 

3.     « Lord Franklin » (Traditional, arranged Jansch, McShee, Renbourn) – 3:23 

4.     « Cruel Sister » (Traditional, arranged Jansch, Renbourn, Cox) – 7:03 

5.     « Jack Orion » (Traditional, arranged Jansch, Renbourn, Cox) – 18:38

 Terry Cox – drums, percussion, dulcitone, glockenspiel, vocals/Bert Jansch – acoustic guitar, appalachian dulcimer, recorder, concertina, vocals/Jacqui McShee – vocals/John Renbourn – acoustic guitar, electric guitar, sitar, recorder, vocals/Danny Thompson – double bass 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

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