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Archive pour la catégorie 'Fairport Convention'

Ne condamnez pas ce Babbacombe Lee.

Posté : 8 octobre, 2010 @ 12:51 dans Fairport Convention | Pas de commentaires »

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FAIRPORT CONVENTION 

BABBACOMBE LEE – 1971  CoolCoolCoolCoolCool

 

 Y a du Tull là-dessous (Dave Pegg et Dave Mattacks en feront partie fin 80) et c’est très agréable. Cet opéra folk rock n’est pas piqué des vers. Moi qui suis resté sur une désagréable impression après la sortie d’Angel Light (pourtant bien accueilli par le public), je suis le premier à applaudir des deux mains Babbacombe Lee (1971). Cet album-concept (le genre était très en vogue au début des années 70) est le fruit d’un travail extraordinaire du quatuor qui officie alors sous le nom de Fairport Convention. Je ne soupçonnais pas, un seul instant, ce line-up, à peine remis du départ de ses membres éminents, en mesure d’atteindre un tel niveau de compétence artistique. Chapeau bas, j’ai été bluffé. Ambitieux projet né d’une idée de Swarbrick, relayée par un engagement de tous dans les compositions (sauf Sailor’s Alphabet), ce Babbacombe Lee fait référence au sinistre destin de John Lee, de Babbacombe, ce condamné à mort, par erreur, pour assassinat. Finies les envolées dans les légendes médiévales. Le Fairport joue désormais la carte de l’histoire vraie. Celle d’un homme, soupçonné d’avoir tué sa Maîtresse, jugé, condamné à mort par pendaison, pendu trois fois et échappant autant de fois au verdict de la Grande Faucheuse, ce qui lui valut d’être relaxé. La presse a adhéré, et pour cause, à cette réalisation pleine d’audace. La radio aussi, qui lui a permis, par des passages réguliers, à entrer dans les charts. Le public, moins. Il est vrai que cette musique a un sens et de l’originalité. Plus inspiré qu’il ne l’était sur Angel Light, le contenu, ici convaincant de Babbacombe Lee navigue entre folk-rock, pop-rock, ballades celtiques entrecoupées de gigues endiablées, d’instrumentaux ou de poèmes illustrés et s’éloigne de la sempiternelle palette des chants traditionnels, à laquelle le groupe nous avait, jusqu’alors, habitués. Sous-estimé, cet énergique septième LP capte par des mélodies bien accrocheuses, des harmonies plus travaillées, des paroles qui tiennent la route, une bonne musicalité. Plus progressif, il sillonne d’abord la vie de John Lee, sa jeunesse, son temps effectué dans la Marine avant d’être réformé pour pneumonie, puis nous plonge, dans un second temps, dans son supposé crime et son procès. Entre les deux, un narrateur plante le décor. En dépit de sa structure, il capte l’attention du début à son terme, même dans ses pièces les plus allongées. La guitare de Nichol fait oublier Richard Thompson, créant une ambiance particulière à elle seule. Le son est délicieusement caverneux et contribue à son étrangeté. Babbacombe Lee distille une ambiance qui se fait changeante au fil de son écoute. L’effet est excellent et l’album constitue, à mes yeux en tout cas, une énorme surprise. John Lee, Wake Up John, Dream Song, IWas Sixteen/John My Son, The Time Is Near, Breakfast In Mayfair alternent l’optimisme et le lugubre. La remasterisation a redonné de belles couleurs à ce premier opéra folk/rock de l’histoire du rock. Messieurs les jurés, réhabilitons ce Babbacombe Lee. Depuis sa sortie infructueuse, il y a prescription désormais. 

 

01. The Verdict (0:28)
02. Little Did I Think (2:19)
03. I Was Sixteen/ John My Son (3:30)
04. Instrumental (1:14)
05. Sailor’s Alphabet (5:42)
06. John Lee (3:07)
07. Newspaper Reading (0:46)
08. Breakfast In Myfair (3:07)
09. Trial Song (3:55)
10. Cell Song (3:34)
11. The Time Is Near (2:33)
12. Dream Song (5:25)
13. Wake Up John (5:23)

Simon Nicol – guitar, dulcimer/Dave Mattacks – drums, electric piano/Dave Swarbrick – fiddle, mandolin/Dave Pegg – bass, mandolin 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

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