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Archive pour la catégorie 'Ergo Sum'

Insolite et novateur

Posté : 23 juin, 2011 @ 8:48 dans Ergo Sum, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

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ERGO SUM 

MEXICO – 1971 CoolCoolCoolCool

Qui a dit que la musique française des années 70 n’était pas créative ? Ergo Sum, groupe de rock progressif assez insolite, en est l’un de ses fleurons les plus représentatifs. Son  parcours  le situe d’abord sous les cieux d’Aix, la provençale, où le Lemon Pie local (initialement The Cochran’s) cherche à s’ouvrir vers une autre musique, à changer de répertoire et mettre entre parenthèses, un blues-rock qui les fatigue, d’une part, mais qui, surtout, ne paye pas. La montée sur Paris, fin 1969, se solde par un échec. En 1970, à l’occasion du festival de Biot, dans les Alpes-Maritimes, les aixois qui ont opté au passage pour Ergo Sum (Je pense, donc je suis) comme nouvelle identité, évoquent leur projet à B.B Brutus, de la formation voisine marseillaise, Barricade, lequel, séduit, passe les tests d’usage et remplace Alain Richard à la batterie. Avec la montagne Sainte-Victoire pour décor, l’ambitieux et déterminé Ergo Sum met les bouchées doubles, étoffe sa formation avec le recrutement de Roland Meynet, violoniste talentueux et repart à la conquête de la capitale où le Golf Drouot lui tend les bras. Ergo Sum enlève le Tremplin de mars 1971, détourne les regards sur lui et notamment celui de Sacha Reins, de Best, qui lui présente le directeur artistique de Barclay, le parisien Laurent Thibault, à l’origine de la fantastique aventure musicale de Magma et créateur d’une écurie destinée à promouvoir nos artistes hexagonaux : Thélème. Thibault les signe, les couve et les conduit jusqu’à Mexico. Enfin… jusqu’à l’album Mexico, dont l’enregistrement débute en août 1971, au château d’Hérouville, alors occupé par MC5. Les anciens Lionel Ledissez (chant, percussions) et Jean Guérin (flûte, claviers), Michel Léonardi (guitares), Max Touat (basse), Roland Meynet (violon et guitare acoustique) et B.B Brutus (batteur) répondent à l’appel de ce premier LP pour lequel un certain Dominique Blanc-Francard, énorme ingénieur du son, père de Sinclair, frère de Patrice, chroniqueur musical et présentateur de Pop 2, tient la console. Mexico est l’unique disque de ce groupe de la première vague progressive qui a inondé la France, et que les critiques, fidèles à leurs habitudes à l’égard de cette scène, boudent. Les intérêts musicaux du moment sont américains, plus rentables en termes d’espèces sonnantes et trébuchantes. Mélange unique et distinctif de Jazz, de rock et d’influences variées, Mexico a gagné ses galons d’excellente œuvre avec le temps, au fil des exhumations et des adaptations à la modernité des catalogues des maisons de disques. Aujourd’hui, les spécialistes s’accordent à reconnaître l’unicité, l’originalité, l’énergie, la richesse de cette musique au goût prononcé pour l’Amérique latine et le Mexique, terrain d’inspiration pour un Ledissez qui y a vécu. Paru en septembre 1971, Mexico est novateur et place la barre très haut. Son délicat, musicalité irréprochable, musique inventive et féconde, d’un grand raffinement instrumental (flûte, violon, claviers), d’une grande et belle énergie, porté par une voix à la belle raucité façon Roger Chapman (Ledissez), en anglais s’il vous plaît (et un Mexico en espagnol, cela va de soi), compositions solides… Mexico  est une vraie et belle surprise française, dont nous avons été privés, de son temps, pour des problèmes  de désintérêt général et de carences promotionnelles, mais que Musea a eu le nez creux de faire sortir de son chapeau. I Know Your Mother, Albion Impressions, Night Road et Faces ont ma préférence ici, mais toutes les pistes sont révélatrices du talent des aixois. Partant de là, comment envisager, pour Mexico, un autre destin que celui de figurer dans votre cédéthèque (PLO54). 

 

1. Mexico (3:26) 

2. I Know Your Mother (8:50) 

3. Albion Impressions (5:24) 

4. Lydie (1:00) 

5. Night Road (3:05) 

6. Unparalleled Embrace (3:05) 

7. John’s Nightmare (3:50) 

8. Faces (6:20) 

9. Second Rebirth (4:07) 

10. All’s So Comic (5:55) 

11. Tijuana (3:40) 

12. It’s Me (2:02) 

13. Mexico – Instrumental Version (1:00)

 

 Lionel Ledissez : vocals, percussions, sleigh bells/Jean Guérin : flute, keyboards, Wurlitzer, Steinway, Rhodes piano, Hammond organ, whistling (1)/Michel Leonardi : electric & acoustic guitar, vocals (3)/Roland Meynet : violin, acoustic guitar (4)/Max Touat : bass, acoustic guitar (6 & 7), double-bass (4)/B.B. Brutus : drums, congas, maracas, percussion/Laurent Thibault as  » El Tibo « : acoustic rhythm guitar/Dominique Blanc-Francart : moog (5). 

Contact: Jean-claude.reichertà@orange.fr 

 

 

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