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Archive pour la catégorie 'Electric Prunes'

Pieds et mains liés.

Posté : 29 juin, 2011 @ 12:49 dans Electric Prunes, Garage Rock, Psychedelic Rock | Pas de commentaires »

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THE ELECTRIC PRUNES 

I HAD TOO MUCH TO DREAM (LAST NIGHT) – 1967 CoolCoolCool

 

Une chose est sûre. Ken Williams, James Lowe, Michael Weakley, Mark Tulin et Dick Hargrave (de même que les futurs adhérents James Weasel Spagnolia et Preston Ritter), sujets de Sa Majesté Psychedelic Rock, ne carburaient pas aux caramels mous ou aux pop corns. Membres d’Electric Prunes, ces jeunes hommes de l’année 1967, étaient typiquement de leur époque. Acids, trips, love-in et tutti quanti meublaient vraisemblablement leur quotidien de hippie. Ils ne s’en échappaient que pour prendre la route des studios d’enregistrement de RCA dans lesquels Dave Hassinger les avait attirés, soupçonnant en eux une originalité, une créativité et une propension à l’expérimentation. Le technicien de studio n’avait pas tort. Electric Prunes était bien dans l’esprit psychédélique ambiant ; il était inventif et mélangeait pop, rock, garage et électronique, dont il fut un utilisateur avant-gardiste. Ces jeunes gens, issus de San Fernando Valley (L.A) étaient bien dans la tradition des groupes de rock garage du moment ; ils expérimentaient. Leurs deux premiers LP aussi, qui demeurent, plus de 40 ans plus tard, sont leurs vrais faits d’armes. I Had Too Much To Dream (Last Night) est celui qui fait installe officiellement Electric Prunes dans la profession. Il paraît en avril 1967. Il vient après qu’un premier single ‘Ain’t It Hard ait fait un bide complet. I Had Too Much To Dream est le deuxième single ; il est né sous la plume à double bec de Nancy Mantz et d’Annette Tucker. L’histoire du rock l’a retenue comme étant une de ses très grandes pages, il est La Signature d’Electric Prunes. Ce titre ouvre le LP et de quelle manière ! Une espèce de bourdon supersonique, échappé du jardin psychédélique ambiant, alimenté au pollen électronique et lysergique, vient vous butiner le pavillon auriculaire. Cette parfaite entrée en matière laisse augurer l’accès dans un curieux espace de réjouissances sous LSD. Laisse augurer seulement. Le LSD étant la norme pour pratiquer ce genre de musique, il est à regretter toutefois qu’il n’ait pas tapé un peu plus souvent dans la boite à Smarties, ou qu’on leur ait laissé toute latitude pour œuvrer, ce qui aurait impacté sur l’originalité et la folie de la globalité des titres ici présents. Dave Hassinger ne voyait certainement pas les choses de la même façon. Il a donné du mou à la laisse, mais, obéissant à des impératifs de rentabilité, a conservé une main mise despotique sur l’affaire. Point trop n’en faut. L’Electric Prunes, ainsi muselé, répond encore présent à l’appel sur Get Me To The World On Time, Luvin’, Try Me On For Size et Are You Lovin’ Me More puis se love dans sa coquille et rentre dans le rang des seconds couteaux. Business et créativité ont rarement fait cause commune. Le reliquat démontre parfaitement la différence de niveau qui pouvait séparer les groupes de rock psychédélique comme Electric Prunes de ceux qui avaient alors pignon sur rue et dont la rue porte le nom pour l’éternité. Inventer et expérimenter n’est parfois pas suffisant. Faut-il encore être inspiré et avoir les coudées franches. Electric Prunes aura eu le mérite de tenter ; il une heureuse influence sur les générations futures sans pourtant se prévaloir d’une position de leader dans le genre. Qu’il en ait cependant la reconnaissance en retour (PLO54).

Side 1 

1. I Had Too Much To Dream (Last Night) (Tucker / Mantz) 2.55 

2. Bangles (J. Walsh) 2.27 

3. Onie (Tucker / Mantz) 2.43 

4. Are You Lovin’ Me More (But Enjoying It Less) (Tucker / Mantz) 2.21 

5. Train For Tomorrow (Lowe / Tulin / Williams / Spagnola / Ritter) 3.00 

6. Sold To The Highest Bidder (Tucker / Mantz) 2.16 

 

Side 2 

1. Get Me To The World On Time (Tucker / Jones) 2.30 

2. About A Quarter To Nine (Dubin / Warren) 2.07 

3. The King Is In The Counting House (Tucker / Mantz) 2.00 

4. Luvin’ (Lowe / Tulin) 2.03 

5. Try Me On For Size (Tucker / Jones) 2.19 

6. The Toonerville Trolley (Tucker / Mantz) 2.34

 

James Lowe – Vocal, Rhythm Guitar, Autoharp and Tambourine (All vocal solos except ‘Onie’ and ‘Are You Lovin’ Me More’)/ Mark Tulin – Bass Guitar, Piano and Organ/ Ken Williams – Lead Guitar/ ‘Weasel’ Spagnola – Rhythm Guitar and Vocals (Solos : ‘Onie’ and ‘Are You Lovin’ Me More’)/ Preston Ritter – Drums and Percussion 

Contact: jean-claude.reichert@orange.fr 

 

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