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Archive pour la catégorie 'Dashiell Hedayat'

Hors normes.

Posté : 24 juin, 2011 @ 2:35 dans Dashiell Hedayat, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

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DASHIELL HEDAYAT 

OBSOLETE – 1971 CoolCoolCoolCoolCool

 

Rendez nous nos années soixante-dix que l’on puisse à nouveau s’enflammer et redécoller… 40 ans après sa publication, s’il est un album qui surprend encore les auditeurs et qu’après écoute, ils ne cessent d’encenser, c’est bien cet Obsolète de Hedayat. Je l’ai  découvert, au moment de sa sortie, en 1971 et je peux vous dire que, dans le genre, parmi les artistes français, personne n’a jamais fait mieux. Scotché, le gars ! Comme j’ai égaré ce vinyle en carton gaufré rose, sa réédition sur support CD est une aubaine que vous ne pouvez même pas imaginer. En attendant, ruez-vous sur Deezer, écoutez-moi cette pépite underground incroyable et dingue. Derrière le nom de Dashiell Hedayat (en hommage aux écrivains, l’américain  Dashiell Hammett et l’iranien Sadegh Hedayat), se cache le pluridisciplinaire Daniel Théron, alias Jack-Alain Léger, romancier, chanteur, critique de disque pour Rock & Folk, traducteur (des livres de Dylan et Cohen notamment). Déjà auteur d’un album, La devanture Des Ivresses (1969), paru sous Melmoth (Grand Prix Charles Cros), il enregistre ce deuxième disque (au Château d’Hérouville), devenu légendaire depuis, avec Gong, groupe phare du moment, emmené par David Allen. Sa substance se compose de quatre pistes seulement, mais quelles pistes ! Tout l’attirail pour voyager, planer, délirer, s’évader, s’enivrer (appelez cela comme vous voulez), est ici présent. Chrysler, la première opportunité d’en découdre avec cet univers spatial au spectre psychédélique et d’affoler l’altimètre, place l’auditeur devant une évidence à laquelle il n’échappera pas : ce disque est énorme. Interdit de quitter son siège, de se pencher par la fenêtre, on ne tente rien, on sort les bâtonnets d’encens et le matos qui va avec, on subit les guitares acérées, la basse ronflante, la batterie folle, les paroles surréalistes, hallucinées, hypnotisantes et qui n’en finissent pas de revenir. Chrysler (sa garçonnière en quelque sorte) est de la race des meilleurs titres jamais enregistrés dans lle rock version langue de Molière. Desserrez alors votre col de chemise et foutez vous à l’aise… car la suite n’est pas piquée des vers. Suit l’expérimentale La Fille De L’Ombre, aux sonorités aquatiques  et aux sonorités plaintives, un peu en dedans, cependant, mais court. Le passage dans les bras de Zelda la rouquine (Long Song For Zelda), est l’autre temps fort de l’album : l’humeur change. Une belle guitare acoustique pour introduire, une basse lourde en soutien, une batterie contenue, le tout relayé par un chant splendide, aménagent l’ambiance merveilleuse à venir. Les instruments de navigation deviennent alors complètement stoned, incontrôlables. Hedayat remet les gaz dans un titre étiré, caractéristique du Gong des années 70 : l’expérimental Cielo Drive/17 (plus de 21 minutes). Tout s’emballe, tout explose. Et ça se met à pleurer, à gémir, à obséder, à s’accélérer, à s’emballer, à niquer les neurones. Out Of Control ! Ohé, les gars, c’est quoi le produit que vous avez gobé pendant les séances d’enregistrement ? Faites circuler ! Cet album est mythique, je vous dis. Mais aussi, bourré d’énergie, sidérant, survolté, indispensable, hors normes, culte, avant-gardiste, délirant, unique, sans équivalent…(PLO54).

 

 1 Chrysler 

2 La fille de l’ombre 

3 Long Song For Zelda 

4 Cielo drive/17

 

Dashiell Hedayat : chant, guitare, claviers/Daevid Allen : guitare/Didier Malherbe : sax, flûte/Christian Tritsch : basse, guitare acoustique/Pip Pyle: batterie/Gilli Smythe : guitare. 

Contact: jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

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