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Archive pour la catégorie 'Copperhead'

Dans le gratin du rock seventies.

Posté : 25 août, 2010 @ 1:26 dans Copperhead | Pas de commentaires »

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COPPERHEAD 

COPPERHEAD – 1973  CoolCoolCoolCoolCool

 

 Après avoir fait le bonheur de Quicksilver Messenger Service, John Cipollina, alors présent dans différents projets d’autres artistes (ce qui lui est souvent mis dans les dents) quitte un groupe alors pris en otage par Dino Valenti. Nous sommes en 1971. En prenant ses distances avec QMS, il lance progressivement Copperhead (le serpent à sonnettes) sur base d’un line-up, dans lequel prirent place Nicky Hopkins, le demi-frangin de Cipollina (Mario), Jim Murray et Dave Weber (cela durera jusqu’en 1972). Puis, Pete Sears vint relayer Hopkins, en partance pour une tournée avec les Stones et Gary Philippet prit la place de Murray. Le groupe se fixe enfin avec Gary Philippet, alias Gary Phillips, baptisé « petit soldat de plomb » par Patti Smith (chant et deuxième guitare, moins bon aux claviers et mort en 2007), Hutch Hutchinson (basse), David Weber (batterie) et Jim McPherson (piano et basse). Alors qu’il est encore en gestation, il compose, répète, se produit sur des petites scènes, se bâtit, lentement mais sûrement, une solide réputation, sous la houlette (du moment) de Michael Lang (Label Sunshine et co-organisateur de Woodstock), pour être complètement rôdé dans un premier LP éponyme, enregistré durant les années 72 et 73 et sorti en 73. Signé par Columbia pour ce projet initial, Copperhead sort… son seul album studio (un second de 7 titres a été enregistré mais est toujours indisponible) ! Passé inaperçu à sa sortie, il a tendance à être oublié. Il est vrai que la carrière éphémère de Copperhead ne plaide pas en sa faveur. Et pourtant, c’est un album extraordinaire, sans le moindre déchet. Digne de figurer dans le gratin des disques d’anthologie des seventies, il est un modèle du genre rock sudiste. Emmené par la guitare flamboyante de Cipo, pas avare de solis durant plus de 42 minutes, porté par un Philippet au chant, tantôt imprégné de hargne, tantôt teinté de douceur, et soutenu par des musiciens au diapason, l’album Copperhead est essentiellement dominé par un rock nerveux, entrecoupé d’intermèdes plus bluesy du meilleur effet (en dépit de sa puissance, l’album reflète mal la force que le groupe était capable de déployer dans ses prestations scéniques). Débordant d’énergie, cet album se consomme d’un trait, sans pause. Bourré de sublimes mélodies, bercé par une ambiance détendue, maîtrisé techniquement avec brio, Copperhead est une œuvre exceptionnelle dont on se délectera pour l’heure, dans l’espoir de voir un jour sortir ce très attendu deuxième album (la matière existe quelque part pour qu’il puisse voir le jour). Dans la mesure où aucun titre ne dépareille d’un lot aussi extraordinaire, tous sont à écouter, sans discrimination aucune. Du boogie aérien Roller Derby Star (à l’origine un titre des Ducks), du blues comme Kibitzer façon Roadhouse Blues des Doors ou Pawnshop Man, du mélange des genres (Wing-Dang-Doo de McPherson), de la belle ballade comme A Little Hand, des rythmes changeants comme sur They’re Making A Monster (l’histoire retiendra que John Cipollina était alors bien malade, souffrant de troubles respiratoires qui occasionneront son décès le 29 mai 1989)… Copperhead est éclectique et solide. Fait par des musiciens calibrés, il est joué avec une justesse et une précision, avec une vigueur et une puissance telles qu’on pourrait croire que les acteurs, sur le coup, ont tout donné, comme si c’était leur unique occasion de se mettre à plat ventre pour le rock. Rarement, Cipo, dont le vibrato de Gibson SG était la caractéristique incomparable, a exprimé son fabuleux jeu en picking de cette manière (même au meilleur de la période QMS, comme Happy Trails). Il est dommage que ce guitar-hero se soit plus consacré aux projets artistiques des autres qu’à sa carrière personnelle. Son potentiel illimité ne lui a pas permis de s’exprimer suffisamment et complètement pour son propre compte et il est passé à côté d’une carrière qui aurait dû être autrement plus fabuleuse. A l’heure actuelle, certains ne savent même pas que ce disque énorme existe, que Copperhead a été un groupe monstrueux. Puisse cette chronique remettre les pendules à l’heure tant il est un incontournable monument du rock. Et unique, qui plus est ! 

1. Roller Derby Star
2. Kibitzer
3. Little Hand
4. Kamikaze
5. Spin-Spin
6. Pawnshop Man
7. Wing-Dang-Doo
8. They’re Making a Monster
9. Chameleon

John Cipollina: lead and Hawaiian guitar/Gary Philippet: vocals, guitars, bottleneck, and organ/Jim McPherson: vocals, piano, bass and percussion/David Weber: drums and percussion/Hutch Hutchinson: bass and vocals 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

 

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