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Archive pour la catégorie 'British Blues'

Les mauvais cousins des Stones.

Posté : 3 juillet, 2011 @ 7:24 dans Beat, British Blues, Pretty Things | Pas de commentaires »

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THE PRETTY THINGS 

PRETTY THINGS – 1965 CoolCoolCoolCool

 

 

Dick Taylor est bassiste. Il compte parmi ses fréquentations, Jagger et Richards avec lesquels il joue épisodiquement. Lorsque Mick et Keith fondent les Stones, Taylor avance comme argument ses études pour décliner l’embauche qui se profile. Brian Jones hérite alors de la perche tendue. Taylor préfère Phil May, un chanteur et harmoniciste, qui lui propose la guitare du groupe qu’il a en projet : les Pretty Things, au nom puisé parmi les classiques du répertoire de Bo Diddley. Nous sommes en 1963 et dans le Kent, banlieue de Londres. Rejoints par John Edward Lee Fullingham, dit John Stax (bassiste), Viv Andrews (batteur, vite remplacé par un autre Viv, mais répondant au patronyme de Prince et au sobriquet de « Grand Prêtre de la Folie ») et Brian Pendleton (guitariste) et placés sous la coupe du Directeur Artistique de Fontana Records (responsable du départ de Viv Andrews et remonté comme un coucou suisse contre les Stones, dont il veut que Pretty Things soit plus qu’un concurrent). Après un premier 45 tours réussi (ça s’appelait ainsi), Rosalyn, en mai 1964, puis un second fin 1964, Don’t Bring Me Down, gros succès, mais interdit aux States (le groupe sera frappé d’interdiction à vie en Australie et en Nouvelle-Zélande), les Pretty Things publient un album éponyme (Pretty Things), en mars 1965. Le contexte musical anglais du moment est dominé par la bande à Jagger, les Beatles bien sûr, les Who ; immédiatement derrière et dans l’ombre, les Small faces, les Kinks et nos fameux Pretty Things, aux dégaines inquiétantes, dont les concerts se terminent généralement dans le chaos, dont les nuitées mouvementées dans les motels sont prétexte à saccages. Il ne fait pas bon fréquenter ces drôles de cocos qualifiés de sauvages et brutaux que les autorités australiennes jugent très néfastes pour leurs jeunes. D’où l’interdiction. Rares sont donc ceux qui avouent une sympathie pour ce groupe (sauf David Bowie qui reprendra deux titres des Pretty Things sur son album Pin Up) au talent indéniable, à l’énergie incroyable, qui joue  si fort le blues, qu’il en rebute plus d’un. Son registre, c’est le blues et le rythm & blues. Leur disque initial emprunte au catalogue de deux monstres sacrés, Bo Diddley (Roadrunner, Mama Keep You Big Mouth Shut, She’s Fine She’s Mine, Pretty Thing) et Chuck Berry (Oh Baby Doll, Don’t Lie To Me), notamment, tout en signant en parallèle, quelques titres dont le sublime Unknown Blues. Le blues amerloque est dans l’air du temps. Les gars de Pretty Things ne cherchent aucunement à plagier. Ils apportent leur touche personnelle et, porté par la voix puissante, rocailleuse de May, livrent un vrai bon disque de blues, de blues et encore de blues. Question éclectisme, on repassera, d’où la sensation de répétitivité de l’offre. Comment leur en faire le moindre grief, le blues est leur domaine de prédilection et ils le maîtrisent à merveille. Ce premier disque d’un groupe qui n’avait rien à envier à qui que ce soit sur la scène anglaise des années 60, et dont le seul tort est d’être arrivé un peu trop tard par rapport aux caïds qui ont occupé le podium, ne trouvera un écho favorable qu’auprès des puristes du blues (PLO54).

 

 1.     Roadrunner (Diddley) — 3:12 

2.     Judgement Day (Morrison) — 2:47 

3.     13 Chester Street (Pretty Things) — 2:22 

4.     Big City (Duncan, Klein) — 2:02 

5.     Unknown Blues (Pretty Things) — 3:48 

6.     Mama, Keep Your Big Mouth Shut (Diddley) — 3:04 

7.     Honey I Need (Button, Smithling, Taylor) — 2:00 

8.     Oh Baby Doll (Berry) — 3:02 

9.     She’s Fine, She’s Mine (Diddley) — 4:24 

10.   Don’t Lie to Me (Berry) — 3:53 

11.   The Moon Is Rising (Reed) — 2:33 

12.   Pretty Thing (Diddley) — 1:38 

13.   Rosalyn (Duncan, Farley) — 2:21 

14.   Big Boss Man (Dixon, Smith) — 2:39 

15.   Don’t Bring Me Down (Dee) — 2:10 

16.   We’ll Be Together (May, Stax, Taylor) — 2:11 

17.   I Can Never Say (Pretty Things) — 2:36 

18.   Get Yourself Home (Pretty Things) — 2:17

 

 Skip Alan : batterie, chant/Phil May : chant, basse, guitare/Brian Pendleton : guitare/Viv Prince : batterie/John Stax : basse, guitar/Dick Taylor : basse, guitare, chant 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

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