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POUSSEZ PAS Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE!!!

Archive pour la catégorie 'Brian Auger'

Presque trop beau.

Posté : 18 février, 2010 @ 7:13 dans Brian Auger | Pas de commentaires »

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JULIE DRISCOLL, BRIAN AUGER & THE TRINITY 

STREETNOISE – 1969  CoolCoolCoolCoolCool

Paru en 1969, le double Streetnoise est la deuxième et ultime collaboration (plutôt co-habitation) entre les britanniques Julie Driscoll et Brian Auger & The Trinity (l’autre étant l’album Open en 1967). Les enfants, ruez-vous sur cet album, c’est tout ce que j’ai à vous dire. Ce cocktail de classique, gospel, jazz, blues, rock, de grande qualité musicale, interprété par des virtuoses (notamment Brian Auger qui à l’orgue et au piano nous régale de ses solos subtils et inspirés à la John Lord ou Keith Emerson), agrémenté de la voix érotique, époustouflante et sensuelle, pleine d’émotion et si caractéristique de Julie Driscoll (Jools pour les proches), est étrange et tout simplement génial. Bon, d’accord, la moitié de Streetnoise est constituée de reprises comme Light My Fire des Doors, sublime et embrumé au possible, Let The Sunshine In de la comédie musicale Hair, comme  Take Me To The Water de Nina Simone, comme Save The Country (Laura Nyro, une auteur-compositeur née dans le Bronx et qui a arrêté sa carrière à 24 ans), comme All Blues de Miles Davis ou Indian Rope Man de Richie Havens. Mais y a pas de mal à ça ? D’autant plus que l’interprétation de leur version relègue au rang de reprises les originaux. Parmi les morceaux propres à Driscoll (elle ne chante pas sur tous les morceaux) et Brian Auger, accordez une attention particulière à l’instrumental qui démarre l’album, Tropic Of Capricorn (et son solo d’orgue Hammond crédité à Brian Auger) aux variations jazzy, à I’ve Got The Life et sa joie de vivre, Czechoslovakia (créditée à Driscoll), A Word About Colour (émouvant), When I Was Young (arrangé par Jools).Ne négligez rien, allez jusqu’au bout de l’écoute. Cet album sur lequel les guitares n’apparaissent, pour ainsi dire, pas, est une fusion aboutie de jazz rock, de pop anglaise, de folk et de touches progressives. Il est radicalement différent de ce qui se faisait à l’époque et dégage une impression étrange. La voix orgasmique de Driscoll et les sonorités exploitées de son orgue Hammond par Brian Auger, se marient à merveille. C’est l’ultime tour de piste, de Julie Driscoll (qui est devenue Tippetts maintenant) et Brian Auger. Streetnoise n’est pas sans faire resurgir les souvenirs d’une époque marquée par les révoltes d’une jeunesse adolescente en proie à des désirs (utopiques) de paix et d’amour. Franchement, allez-y. Foncez sur Streetnoise. C’est fascinant et brillant. Du grand art. C’est presque trop beau ! 

LP Side 1

1. « Tropic Of Capricorn » (Brian Auger) 5:30
2. « Czechoslovakia » (Julie Driscoll) 6:45
3. »Take Me To The Water » (Nina Simone) 4:00
4. »A Word About Colour » (Julie Driscoll) 1:35

LP Side 2

5. « Light My Fire » (Doors) 4:30
6. « Indian Rope Man » (Richie Havens/Price/Roth) 3:00
7. « When I Was Young » (Traditional Arr. by Julie Driscoll) 7:00
8. Let the Sunshine /Rado/Ragni/McDermot 3:05

LP Side 3

9. « Ellis Island » (Brian Auger) 4:10
10. « In Search Of The Sun » (Dave Ambrose) 4:25
11. « Finally Found You Out » (Brian Auger) 4:15
12. « Looking in the Eye of the World » (Brian Auger) 5:05

LP Side 4

13. « Vauxhall To Lambeth Bridge » (Julie Driscoll) 6:30
14. « All Blues » (Miles Davis/Oscar Brown) 5:40
15. « I’ve Got Life » (Rado/Ragni/McDermot) 4:30
16. « Save the Country » (Laura Nyro) 3:56

  • Brian « Auge » Auger: organ, piano, electric piano, vocals
  • Julie « Jools » Driscoll: vocals, acoustic guitar
  • Clive « Toli » Thacker: drums, percussion
  • David « Lobs » Ambrose: 4- and 6- string electric bass, acoustic guitar, vocals
  • 12
     

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