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Archive pour la catégorie 'Bloomfield kooper stills'

Sommet historique.

Posté : 18 février, 2010 @ 7:42 dans Bloomfield kooper stills, Stephen Stills | Pas de commentaires »

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BLOOMFIELD KOOPER STILLS 

SUPER SESSION – 1968  CoolCoolCoolCoolCool

Il aura fallu un jam de 9 heures, en 1968, pour que naisse cet album super qui reprend des grands classiques blues et pop-rock ! Dois-je vous présenter les lascars qui œuvrent sur Super Session ? Dans l’ordre, Mike Bloomfield, un musicien multi-instrumentiste hyper doué (un des meilleurs guitaristes de tous les temps et héroïnomane invétéré) dont le talent s’est révélé sur le Highway 61 Revisited de Dylan, puis aux côtés de Paul Butterfield avant de voler de ses propres ailes dans Electric Flag qu’il fonde en 1967. Ensuite, Al Kooper, qui fondera le fameux Blood Sweat and Tears et enfin, le Stephen Stills du CSNY, de Manassas et de…Véronique Sanson. Un magnifique disque !  Albert’s Shuffle (composé par Bloomfield comme His Holy Modal Majesty et Really), blues torride, plante le décor avec une Gibson aux sonorités étonnantes merveilleusement maîtrisée par Bloomfield, relayée par le clavier de Kooper et soutenue par une basse efficace tenue par Harvey Brooks et agrémenté de petits solis de cuivres. C’est pur et beau comme du cristal. Et ça continue dans la même teneur avec Stop, le deuxième morceau, un blues shuffle, un des titres phares de l’album, puis avec Really, blues plus lent à la B.B. King. Et il y a ce phénoménal Season Of The Witch (sur l’autre face du vinyle) joué par un Stills des grands jours (mais il ne volera pas la vedette au génial M.B.) pendant plus d’une dizaine de minutes. Ce morceau vaut son pesant d’or certes, mais toutes les compositions doivent vous faire craquer pour BKS (sauf, mais ça n’engage que moi, His Holy Modal majesty que je trouve très vieillot) dont les prestations en live étaient basées sur l’improvisation, et pour ce disque somptueux sur lequel  Mike Bloomfield assurait alors uniquement la face A et Stills l’autre (plus pop et moins inspirée). La raison à cela, c’est que Bloomfield connaissait des problèmes de santé (insomnies et drogues) et qu’il était incapable, très las, de continuer l’enregistrement. Le concept de l’album que l’on doit à Al Kooper (producteur chez Columbia en 1968) était de réunir des musicos de talent pour une jam session. Ils s’enfermaient alors en studio (ce qu’ils ont fait durant 9 heures pour enregistrer cinq titres), et des parties live improvisées étaient rajoutées ainsi que des arrangements de cuivres. L’effet est des meilleurs, même si ça n’est pas toujours égal en qualité. Super Session est un album superbe et une réunion au sommet historique mais il est avant tout celui d’un homme : Mike Bloomfield, de la race de ceux qu’on appelle guitar-hero. A posséder. En cherchant du côté d’Electric Flag, on pourrait trouver quelques perles, me souffle-t-on. J’y vais de ce pas ! 

Side one: Al Kooper/Mike Bloomfield

  1. « Albert’s Shuffle » (Bloomfield, Kooper) – 6:54
  2. « Stop » (Ragovoy, Shuman) – 4:23
  3. « Man’s Temptation » (Mayfield) – 3:24
  4. « His Holy Modal Majesty » (Bloomfield, Kooper) – 9:16
  5. « Really » (Bloomfield, Kooper) – 5:30

 Side two: Al Kooper/Stephen Stills

  1. « It Takes a Lot to Laugh, It Takes a Train to Cry » (Dylan) – 3:30
  2. « Season of the Witch » (Leitch) – 11:07
  3. « You Don’t Love Me » (Cobbs) – 4:11
  4. « Harvey’s Tune » (Brooks) – 2:07

  • Mike Bloomfield: Electric & Acoustic Guitars, Keyboards, Lead & Backing Vocals
  • Al Kooper: Acoustic & ELectric Guitars, Organ, Piano, Ondioline, Lead & Backing Vocals
  • Stephen Stills: Acoustic & Electric Guitars
  • Barry Goldberg: Keyboards, Electric Piano
  • Harvey Brooks: Bass
  • Eddie Hoh: Drums, Percussion
  • Horns Arranged By Al Kooper & Joe Scott
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