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Archive pour la catégorie 'Arachnoid'

Effet chair de poule garanti.

Posté : 23 juin, 2011 @ 7:09 dans Arachnoid, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

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ARACHNOÏD 

ARACHNOÏD – 1978 CoolCoolCoolCoolCool

 

 

C’est dans les caves de la maison gournaysienne des  parents de Michel Pilot et avec Patrick Woindrich pour pionnier, que, dès 1967, s’installe ce qui aboutira à l’histoire d’Arachnoïd. De caves en salons, de Gournay/Marne à Chelles, de répétitions en passages en MJC, les line-up  de cette formation de la banlieue parisienne se font et se défont pour aboutir à celui qui est désormais associé à l’album éponyme de 1978, que les fans de rock progressif, façon Ecole Française, tiennent en très haute estime.  Marc Meryl (chant, tambourin), Francois Faugières (orgue, mellotron, voix), Pierre Kuti (piano, synthé), Bernard Mini (batterie), Philippe Honore (flûte, saxophone), Yves Javault (voix), Christine Mariey (voix), Martine Rateau (voix), Patrick Woindrich (basse, guitare, voix), Nicolas Popowski (guitare, voix) sont les acteurs de la seule référence discographique de cette formation, publiée tardivement et très discrètement dans un contexte peu propice (le mouvement punk). Encore une fois, grâce aux rééditions, nous pouvons mieux appréhender certaines œuvres laissées pour compte et ainsi, avec le recul, les réhabiliter, comme c’est le cas de cet impressionnant  Arachnoïd, qui nous a glissés entre les doigts à l’époque. Permettez-moi de vous dire que ce disque porte haut les couleurs bleu blanc rouge sur le concert international progressif. Comme quoi les caves de Gournay/Marne n’auront pas été vaines… Complexe, lourd, sombre, hypnotique, créatif mais tourmenté, à l’ambiance souvent intrigante mais parfois aussi terriblement lugubre, il n’est pas sans rappeler des groupes comme le King Crimson (de sa période angoissante et schizophrène, avec un son obscur), qui doit être une de ses influences anglo-saxonnes, ou plus près de nous, Ange, Pulsar ou Shylock. C’est parfaitement fait, mais c’est très différent de ce qu’il nous ait donné d’entendre dans le genre, notamment dans sa première phase allant de l’épopée sinistre de 14 minutes Le Chamadère (en référence à cet animal mythique issu du croisement d’un chameau et d’un dromadaire et que Pierre Kuti portait en pendentif, autour du cou) à la Guêpe. Interprété dans une langue de Molière que Marc Meryl valorise bien par son chant très adapté aux circonstances (l’anglais est un peu faiblard), il révèle des compositions originales qui tiennent plus la route aujourd’hui qu’à l’époque de sa publication. Il ne m’aurait pas surpris que cet album ait pu connaître une très belle réussite s’il avait été publié quelques années auparavant. Disque fascinant, Arachnoïd est l’un des tout grands LP de rock symphonique progressif de la fin des années 70. Côté chair de poule, l’effet est garanti ! (PLO54)

 

 1. Le Chamadère (13:49) 

2. Piano Caveau (7:18) 

3. In the Screen Side Of Your Eyes (4:03) 

4. Toutes Ces Images (8:04) 

5. La Guêpe (8:39) 

6. L’Adieu Au Pierrot (0:57) 

7. Final (3:02) 

Bonus Tracks 

8. L’Hiver (4:14) 

9. Le Pierrot (5:07) 

10. L’Adieu (3:20) 

11. Piano Caveau (instrumental) (7:15)

  

Marc Meryl (chant, tambourin)/Francois Faugières (orgue, mellotron, voix)/Pierre Kuti (piano, synthé)/Bernard Mini (batterie)/Philippe Honore (flûte, saxophone)/Yves Javault (voix)/Christine Mariey (voix)/Martine Rateau (voix)/Patrick Woindrich (basse, guitare, voix)/Nicolas Popowski (guitare, voix). 

Contact : jean-claude.reichertàorange.fr 

 

 

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