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Archive pour la catégorie 'Ange'

Ange déploie ses ailes.

Posté : 24 juin, 2011 @ 12:52 dans Ange, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

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ANGE 

CARICATURES – 1972 CoolCoolCool

 

 

J’ai lu, à propos de Caricatures, le premier album d’Ange (1972) que ce disque était la réponse française à Genesis (avec des notes affolantes à 5 étoiles) ou, à l’inverse, que comparé à Genesis, Ange ne valait pas un pet de lapin. Les remarques sont absurdes, gratuites et infondées. J’y étais et ce n’est absolument pas le reflet de ces constats. Ni quant à sa cotation surfaite, ni quant à soi-disant faiblesse par rapport au groupe de Collins et Gabriel. Si Genesis (dont je fus un fan invétéré, plus que je ne fus supporter d’Ange) a eu son importance sur la scène rock progressive internationale, Ange a rayonné dans des territoires, plus confinés, et généralement limités au sol français, voire étendus à des pays francophones (certainement pas pour des raisons d’infériorité artistique, mais plutôt parce que le rock interprété dans la langue de Molière n’était alors pas crédible à l’export et que question promotion, les étrangers savaient faire ; nous pas), mais, l’un comme l’autre, ont tenu un rôle essentiel en leurs temps, en leurs lieux, auprès d’un panel de fidèles qui leur étaient propres. Alors cessons ces comparaisons à la con et rendons à César, ce qui appartient à César. Ou à Ange. Rendons aux très populaires artistes francs-comtois, l’attention qu’il mérite, sans faire preuve du chauvinisme exacerbé qui nous caractérise et que je prête à certains dans leurs analyses. Il faut raison garder. On a le droit d’aimer aveuglément (et je respecte les avis), mais il faut aussi faire preuve de pondération, par instants et ne pas se fourvoyer dans des commentaires stériles. On aime ou on n’aime pas, c’est tout. Ange et Christian Descamps sont indissociables (il est toujours actif aujourd’hui). L’histoire d’amour entre ce qui va devenir le n° 1 du rock français et son créateur, obnubilé par la musique, la scène et le théâtre débute en 1969. Elle se ponctue, tout au long des années 70, par une succession de distinctions, en regard de son talent et de son influence sur le rock progressif national du moment. Si elles sont le miroir de l’indiscutable qualité et de l’originalité du travail de cette troupe musicale, avec le recul, j’aurai aimé moins de distinctions, mais qu’on leur accorde plus de reconnaissance à l’international. Autrement dit, au lieu de épingler des médailles à tout-va, il eut été plus judicieux de leur donner (à d’autres groupes français également) les moyens de leurs ambitions. Ange, du fait de Descamps, avait un côté théâtral dans chacune de ses interprétations (sur disque ou sur scène) qui lui était personnel. La puissance vocale de Descamps, sa gestuelle, il fallait le vivre pour s’en rendre vraiment compte. Pour voir assisté à trois de leurs prestations scéniques, lors de cette décennie bénie des années 70, permettez-moi d’avoir un petit sourire au coin des lèvres : Ange, ça avait de la gueule. Lancé par le 45 Tours, Tout Feu, Tout Flamme, Caricatures sort pour le label Philips (juin 1972). Il est bon. Tel Quels, Dignité, Le Soir Du Diable, Caricatures sont excellents. Chez nous, pourtant petits joueurs, il n’est pas passé inaperçu. Dieu merci, il échappe au désintérêt total, comme celui manifesté à l’endroit de disques comme Obsolète de Dashiell Hedayat, comme les 2 premiers Martin Circus (on préférait s’enflammer pour les Marylène ou pour les chanteurs à minettes), de groupes comme Atoll, Dynastie Crisis, Moving Gelatine Plates (et bien d’autres encore) qui font l’intéressante et crédible scène progressive du moment. Caricatures est bon, oui, mais il met surtout les ados de l’époque en face d’un rock alors nouveau, d’un rock que les yéyés s’étaient accaparés et qui commençaient à en faire un mauvais usage. Il ne culmine pas pour autant au sommet de la pyramide discographique du groupe de l’est de la France,car il n’est pas tout à fait au niveau de ses suivants. Il lui manque encore quelque chose. Derrière, ce sera mieux : Le Cimetière Des Arlequins, Au-delà Du Délire, Emile Jacotey, Par Les Fils De Mandrin… Considérez que Caricatures installe le style Ange, l’ambiance médiévale Ange, le lyrisme poétique Ange (et Descamps), sa musique caractéristique . Cet Ange là n’en est encore qu’à déployer ses ailes, il va bien tôt s’assoir sur le nuage d’un rock progressif Made In France, pour lequel, les étrangers contemporains (et les anglo-saxons notamment) nous témoignent tout leur intérêt, leur respect et leur sympathie aujourd’hui. Juste retour des choses (PLO54 – 3,5).

 

1. »Biafra 80 (Introduction) » (F. Décamps) – 3:50 

2. »Tels quels » (C. & F. Décamps/C. Décamps) – 6:55 

3. »Dignité » (F. Décamps/R.Lombardo) – 9:35 

4. »Le Soir du diable » (J.M. Brézovar/C. Décamps) – 4:32 

5. »Caricatures » (F. Décamps/C. Décamps) – 12:46 

6. »Biafra 80 (Final) » (F. Décamps) – 2:22

 

Jean Michel Brezovar – solo guitar, acoustic guitar, flute, vocals/Christian Décamps – Hammond organ, piano, lead vocals/Francis Décamps – keyboards, vocals/Daniel Haas – bass, guitar/Gérald Jelsch – drums. 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

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