Miouzik 60 et 70

POUSSEZ PAS Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE!!!

Archive pour la catégorie 'Ame Son'

Pour fans de Gong oblige.

Posté : 23 juin, 2011 @ 7:57 dans Ame Son, Rock en France, rock progressif | Pas de commentaires »

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AME SON 

CATALYSE  - 1970 CoolCoolCool

 

 

« Nous dédions cet album à tous les amateurs de rock progressif français qui, à travers le monde, cultivent, collectionnent et font vivre ce mouvement étouffé dans l’œuf par une France fermée et conservatrice »… voilà, c’est dit, ça a le mérite d’être on-ne-peut-plus-clair,  et c’est signé Ame Son, ce groupe typiquement frenchie, issu de la mouvance underground Soft Machine, de la même veine psychédélique/free rock que Gong  et vraisemblablement le groupe le plus intrépide que le rock gaulois ait engendré. L’affaire Ame Son naît un jour de 1969, après que Patrick Fontaine et Marc Blanc aient déjà préalablement tâté du rock & roll de bonne famille (avec Bernard Lavialle et Bernard Stisi) dans des soirées à cols blancs parigotes (The Primitiv’s), pratiqué le free rock, en 1967 (Expression), avant que l’australien Daevid Allen, privé de Soft Machine et d’Angleterre pour raisons administratives, ainsi que Gilli Smyth ne leur proposent le projet Banana Moon (novembre 1967), premier embryon qui mène à  Gong. Acquitté de ses obligations militaires, Bernard Lavialle revient au bercail, récupère ses acolytes, Blanc et Fontaine,  pour poursuivre dans la voie d’Expression. Le trio recrute le flûtiste Philippe Garrell pour former Ame Son, qui rapidement, devient le groupe qui monte, qui monte, et que les organisateurs de festivals du moment n’envisagent pas un seul instant de ne pas inviter (Amougie, Biot, les Halles De Paris, Le Bourget). Le label Byg de Bisceglia, Young et Georgakarados (fondé en 1967) les signe dès septembre 1969, mais c’est en Angleterre que s’enregistrent  les pistes de leur premier album, Catalyse. Le mixage se fait, par contre, à Paris et la sortie dans les bacs, au début de l’année 70. De par leur collaboration passée avec Daevid Allen, la filiation avec ce dernier est frappante : les sonorités raboteuses de la guitare électrique, la batterie puissante, la basse profonde, les voix, la flûte, la complexité, le mélange significatif de psychédélisme avec le free rock, l’aspect expérimental, le côté obscur… l’univers leur est familier, aux Fontaine et Blanc. Dans un premier temps et avant que les concerts ne les révèlent au grand public, seuls la critique et les dénicheurs, les fureteurs de bacs de l’époque s’y intéressent vraiment ou connaissent, au contraire d’une France qui, dans sa grande majorité, s’en dédit, craignant pour sa jeunesse, pour ses valeurs ; d’où l’avertissement par lequel commence ma chronique et révélateur de l’état d’esprit rattaché à cette époque. Catalyse a les défauts de cette jeunesse qui veut tout bouffer, vite bouffer et passer à autre chose. Il a de la spontanéité et de l’énergie à revendre, mais manque de maturité et se révèle parfois  désordonné, tout en étant très accessible. Les paroles sont d’une grande simplicité, les instrumentaux excellents, l’ambiance très libre, mais il souffre d’un trop grand manque de moyens et faillit au niveau de la production. Nos gamins ne boxaient décidément pas dans la même catégorie que les allemands, les anglais et les ricains. Fait avec les moyens du bord, il n’en donne pas moins une image rafraîchissante de notre échiquier progressif.  Il n’est pas exceptionnel en soi et peut paraître dépassé, mais reconnaissons-lui (et à Ame Son aussi) le mérite de la témérité, de l’inventivité et un rôle important dans notre patrimoine musical (PLO54).

 

 1. Seventh Time key/ I just want to say (6:14) 

2. Eclosion/ Marie aux quatre vents (6:58) 

3. Cœur fou/Le globule/ Le mal sonne (8:49) 

4. Reborn this morning on the way of…/Unity (6:15) 

5. A coup de H/Les sables mouvants (6:56) 

6. Hein, quant à toi/Comme est morte l’évocation/Hommage (6:42) 

7. Je veux juste dire (2:52) 

8. Unity (3:56)

 

 Marc Blanc- chant, batterie/Bernard Lavialle- guitare/Francois Garrel- chant, flûte/Patrick Fontaine- basse. 

Contact : jean-claude.reichert@orange.fr 

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