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Archive pour la catégorie 'Alice Cooper'

Le pionnier du heavy metal.

Posté : 25 mars, 2010 @ 8:18 dans Alice Cooper, Les biographies | Pas de commentaires »

alicecooper1.jpg  ALICE COOPER

Pour l’état civil, il est Vincent Furnier, né le 4 Février 1948 à Detroit. Sur la scène et pour sa carrière musicale, il est Alice Cooper. Fils de l’assistant d’un pasteur (eh, oui !), il incarne la décadence par son jeu de scène très théâtral et son maquillage outrancier, posant, en quelque sorte, les bases du glam rock et du heavy metal. Il passe l’essentiel de sa jeunesse à Phoenix, lieu qu’il choisit pour fonder, en 1964, sa première formation rock (The Earwings avec des potes de classe, Glen Buxton et Michael Bruce, guitaristes, Dennis Dunaway, bassiste et John Spear, batteur) ; le groupe récupère Neal Smith, un batteur et devient The Spiders, puis The Nazz et, (ce dernier nom étant déjà pris par le Nazz de Tod Rundgren), donne le jour à Alice Cooper. Le choix du nom du groupe semblait être lié à celui d’une sorcière du 17ème siècle, avec laquelle il serait rentré en contact lors d’une séance de spiritisme et dont il aurait été la réincarnation. Foutaises et billevesées. On sait depuis que c’est archi faux et que ces balivernes avaient un caractère publicitaire destiné à promouvoir l’image décadente du sujet. Alice Cooper est né. Il sillonne la région californienne et met le feu et le foin partout où il passe. Nous sommes en pleine période hippie, rappelons-le. Ce genre de bordélique cynique, décalé, provocateur et qui marche en dehors des clous, Zappa aime. Il aime également le heavy qu’il développe. Il n’en faut pas plus pour que le Zap les signe sur son label Straight en 1969 (l’autre étant Bizarre Records). Dans la continuité, Alice Cooper sort Pretties For You, son premier LP qui ne marquera pas l’histoire du rock. Si le disque passe quasiment inaperçu, les prestations scéniques de ce drôle de lascar le sont moins. En effet, Alice Cooper s’est créé un personnage théâtral excentrique, violent et provocateur. Ses spectacles sentent le sang et le sexe. Il s’entoure sur scènes d’attributs les plus surprenants : guillotine, camisole de force, chaise électrique, boa… Il n’a aucune limite et va même jusqu’à provoquer le fameux incident du poulet, lors d’un concert au Canada, cette même année 1969. L’histoire dit qu’il aurait jeté, dans le public, un poulet vivant qui, comme c’était prévisible, allait être mis en charpie par un public de fous furieux. Il s’est même dit que Vincent Furnier aurait lui-même déchiqueté la tête de la pauvre bestiole à coup des crocs et en aurait bu le sang (fait avéré). Sur les recommandations du conseiller en communication qu’était Zappa, le mieux était de laisser dire, de ne pas démentir, histoire d’entretenir la mauvaise réputation du groupe et de son leader. La presse ferait le reste. En dépit de ses shows et pitreries, Alice Cooper ne décolle toujours pas. Son deuxième LP, en 1970, sort dans le même contexte. Deuxième bide pour Easy Action (chez Warner qui a racheté Straight de Zappa). Toutefois, cette année 70 va compter dans la carrière du groupe qui tourne le dos à Los Angeles (son public est trop sous acid et peu réceptif à son art, d’après Cooper) pour retrouver la ville où il est né : Detroit. Detroit-Michigan, c’est Les Stooges et MC5 notamment. Elle leur servira de base jusqu’en 1972. C’est là que le destin va frapper, grâce à la rencontre avec le génial Bob Ezrin, le producteur canadien, qu’Alice Cooper ne laisse pas indifférent. Le groupe va adopter un son qui lui est propre et qui va en faire un des leaders de la vague heavy metal qui déferle sur le rock des seventies avec les Deep Purple, Black Sabbath et Led Zeppelin.

 alicecooperloveittodeath.jpg  ALBUM LOVE IT TO DEATH

Ezrin, toujours en 1970, produit le troisième disque d’Alice Cooper, Love It To Death qui génére un single I’m Eighteen, titre qui devient aussitôt l’hymne des ados. La réussite est à la clé. Radios, TV, interviews, presse écrite et concerts d’envergure. Il en suit, en 1971, une tournée de promotion très concluante. L’Europe s’éprend d’Alice Cooper, qui fait un crochet mémorable par Paris à l’Espace Cardin. Warner, forte de ce succès, reconduit, contractuellement, Alice Cooper pour quelques albums supplémentaires et c’est tout naturellement, et sans surprise, que Killer voit le jour, fin 1971, excellent LP, soit-dit-en-passant. C’est le départ d’une collaboration Ezrin/Alice Cooper qui va être fructueuse et de qualité : le très bon School’s Out (1972), le sublime Billion Dollar Babies (1973), et Muscle Of Love (1973), le dernier album d’Alice Cooper avec son Alice Cooper Band d’origine, avec ses fidèles lieutenants des premières heures. C’est la fin de la grande époque Alice Cooper (1974). Un Greatest Hits retrace cette fabuleuse période (1974). Après le départ de ses musiciens, qui ne parvenaient plus à suivre le rythme du patron, Alice Cooper n’est plus Alice Cooper (même si le nom demeure) mais redevient Vincent Furnier jouant avec des requins qui travaillent habituellement avec Ezrin (Dick Wagner et Steve Hunter à la guitare, Johnny Badanjek et Penti Glan à la batterie, Josef Chiroswski aux claviers, Tony Levin et John Prakash à la basse) pour l’accompagner. La magie et la folie, qui opéraient jusqu’alors, disparaissent. Poursuivant une carrière en solitaire, il signe, en 1975, un album-concept bien foutu, très bien foutu même. Il s’agit d’un spectacle baptisé  Welcome To My Nightmare et qui connaît le succès aux States. Un film du même nom suit en 1976, tiré d’une prestation à Londres en septembre 1975. La qualité des productions discographiques va alors se faire moins bonne comme sur les deux disques de 1976, Alice Cooper Goes To Hell et de 1977, Lace And Whiskey. Il ponctue cette année 1977 par un live The Alice Cooper Show. Ce qui faisait sa force, à savoir la scène, commence à décliner. La faute à la bibine. Alcoolique notoire et invétéré, le gaillard part se mettre au vert (et non au verre) dans un établissement de désintox en 1978. L’autobiographique From The Inside traduit ce séjour en psychiatrie (car c’est bien là qu’il a fini) d’un Vincent Furnier qui va très mal. Il en résulte un album qui reflète parfaitement cet état. Il est magnifique. Alice Cooper le considère d’ailleurs comme son préféré. Bernie Taupin, parolier d’Elton John l’assiste dans l’écriture de ce disque, je le répète, magnifique. Alice Cooper sort Flush The Fashion en 1980. Il révèle un artiste qui tente d’autres expériences, au risque de ne plus s’y retrouver. L’enregistrement marque l’entrée de Cooper dans les années 80. Dans cet album, il cherche des sons plus synthétiques. Le suivant, Special Forces de 1981, corrobore le souci d’expérimentation qui prévalait sur Flush The Fashion. Très spécial. Des bides. Seuls les fans apprécieront. L’obscur Zipper Catches Skin de 1982 intervient à un moment où Alice Cooper n’intéresse plus personne, en tout cas, pas les amateurs de heavy metal du moment, qui ne jurent que par les Iron Maiden ou Scorpions et, of course, ACDC. Dada (en 1983, avec un Ezrin qui revient aux manettes), en collaboration avec Dali pour la pochette, est sorti dans l’indifférence générale (il est considéré comme un album culte de Cooper depuis) ce qui pousse Vincent Furnier à s’imposer un break artistique pendant trois ans. C’est avec Constrictor qu’il remet le couvert en 1986, revenant à ses premiers amours, le rock & roll. Il n’y a, toutefois, pas de quoi s’enthousiasmer. Raise You Fist And Yell (1978) est de la même lignée que Constrictor, musicalement parlant, mais on est ravi de revoir un Cooper en forme et rajeuni, un peu plus à la hauteur de ses qualités et de sa réputation.

 alicecoopergolf.jpg  UN BON GOLFEUR

C’est Trash (avec des invités de prestige comme John Bon Jovi ou Steve Lukather et des membres d’Aerosmith) qui permet enfin de reparler du gaillard (1989) avec un single Poison qui fait un carton. La tournée qui s’enchaîne confirme le regain d’intérêt suscité par la rock star des seventies. Les années 90 voient Alice Cooper publier Hey Stoopid (1991), The Last Temptation (1994), un live enregistré à Cabo Wabo, A Fistful Of Alice (1997). Un coffret de 4 CD ponctue tous ses efforts sous le nom de The Lifes And Crimes Of Alice Cooper (1999). Dans le nouveau millénaire, c’est le label Spitfire qui le rappelle au bon souvenir du public avec Brutal Planet (2000) et Dragontown (2001), bien lourds, à la Cooper. A plus de 50 balais, l’artiste se porte bien, comme le démontrent ces deux albums. C’est un son moderne, mais moins métal, qui porte l’album The Eyes Of Alice Cooper paru en 2003. Après une énième tournée, Alice Cooper publie le très surprenant Dirty Diamonds (2005), 24ème du nom qui divise et les fans, et la critique. Le 25ème, le très intéressant Along Came A Spider permet à notre Alice préféré de reprendre le cours de son cirque horrifique en 2008. Artiste décrié et honni par les parents des jeunes occidentaux des sixties/seventies, survivant (il a arrêté la picole, il y a presque trente ans et ne s’est jamais trop consumé dans la drogue) incarnant la décadence, rebelle et provocateur sur les planches et pour les besoins de son personnage, Alice Cooper, alias Vincent Furnier (qui assure que seuls 20% de ce qui a pu être dit sur lui, était vrai), est reconnu pour être un être très sociable, rangé des bagnoles. Toujours dans le coup, il partage son quotidien entre le cinéma, la radio (Nights With Alice Cooper) et le golf.

 

 

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