Miouzik 60 et 70

POUSSEZ PAS Y EN AURA POUR TOUT LE MONDE!!!

Stones puissance trois.

Classé dans : Chocolate Watchband,Garage Rock,Psychedelic Rock — 29 juin, 2011 @ 17:29

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THE CHOCOLATE WATCHBAND 

NO WAY OUT – 1967 CoolCoolCoolCoolCool

 

Dans la deuxième moitié des années 60, à l’heure où certains en étaient à chercher un lopin de terre en Ariège ou une ferme à retaper dans le Larzac, à des fins de vie communautaire, d’autres échangeaient sous le manteau les 45 tours de Chocolate Watchband (ex Chaparrals). Non, non, je ne vous raconte pas de salades ; vous avez bien entendu : Chocolate Watchband. J’imagine que cela ne vous dit rien qui vaille. Ce groupe californien de San Jose/Frisco (Area Bay) a bel et bien existé. Si je l’exhume, c’est parce que l’acquisition de son premier LP, No Way Out (1967), racheté d’occas’ à un fondu de zik (fournisseur de foin qui fait rire, après ses heures), ne m’avait pas laissé insensible. Je tenais donc à vous faire partager ce groupe zarbi, dont on dit qu’il aurait pu être meilleur que les Stones, ni plus, ni moins. Entre 1967 et 1969, cette formation de la scène garage, aux forts relents psychédéliques, publie trois albums, plutôt sujets à controverses. En effet, la collaboration avec le producteur discutable que fut Ed Cobb, suscite bien des polémiques. En gros, c’est le bordel pour décortiquer la discographie du groupe, du fait que ce monsieur faisait alors tout et n’importe quoi. Selon qu’il se réveillait du pied gauche, pour peu qu’il marchait dans un étron du pied droit ou que Bobonne lui cassait les choses, monsieur Ed y allait de décisions des plus incohérentes, lesquelles amènent, aujourd’hui encore, à s’interroger  si c’est bien CW qui joue ou Aguilar qui chante sur leurs disques. Une vache n’y retrouverait pas son veau. Leur truc, à Chocolate Watchband, c’était les Stones. L’ascendant pris par la bande à Jagger, sur Loomis et Tolby (les deux grattes), Bill Flores (basse), le chanteur Aguilar et sur Andrijasewich, batteur de jazz au nom à coucher dehors, ne bluffe personne sur No Way Out (1967). A l’instar de ce qui se pratiquait alors quasiment à tous les coins de rue, à l’image des groupes du moment, Chocolate Watchband s’appuyait, à ses débuts, sur un répertoire articulé essentiellement autour de classiques piqués aux grands bluesmen ou à des artistes en vogue (I’m Not Like Everybody Else des Kinks ou It’s All Over Now Baby Blue de Dylan). Incompétence des uns (Cobb), emprise du LSD et des champignons mexicains (le groupe), difficulté de promotion des premiers singles, il n’en faut pas plus pour que Chocolate Watchband reste, à vie, un groupe de la Baie alors que son énorme potentiel aurait pu lui valoir une destinée plus lucrative. Voilà pour le décor. Leurs faits d’armes, maintenant. No Way Out, premier des trois LP, sort alors que le Summer Of Love bat son plein. Vous dire qu’il est significatif du Chocolate Watchband, consisterait à vous raconter des sornettes. Comme il est supposé qu’une partie du disque est interprétée par d’autres pékins, il est difficile de se prononcer complètement sur les mérites qui reviennent vraiment à Chocolate Watchband. C’est le souk le plus total. Sous réserve, No Way Out regroupe deux des quatre singles du groupe, soit Are You Gonna Be There (At The Love-In) et la chanson titre, une reprise de Chuck Berry (Come On) ainsi que Gone And Passes By. Ces titres peuvent être affectés à Chocolate Watchband. Les six pistes restantes sont sujettes à confusion : soit Aguilar ne chante pas, remplacé par un soit-disant Don Bennett (qui passait sans doute dans le coin), soit ce n’est pas CW qui joue. On en vient à regretter que Cobb n’ait pas un peu plus cru en ses protégés. Vous pouvez vous demander pourquoi, alors, chroniquer un disque boiteux d’un groupe dont on ignore presque tout… Parce que c’est puissant et étincelant, que c’est certainement la plus belle pièce qu’il m’ait été donnée d’entendre en termes de rock garage psychédélique. Parce qu’en dépit des magouilles du père Cobb, cet album est très bien. Le son, c’est les  Stones puissance trois, des Stones que vous auriez gavé en substances hallucinogènes et que vous auriez lâché dans un magasin de porcelaines. No Way est un disque séminal du psychédélisme de la Baie. Voilà pourquoi… Alors, vous allez me faire le plaisir d’y prêter une oreille, sans quoi, je vais me fâcher. Les fans de Moby Grape sauront de quoi je parle (PLO54).

 

  

1. Let’s Talk About Girls (Freiser) – 2:43 

2. In the Midnight Hour (Steve Cropper, Wilson Pickett) – 4:26 

3. Come On (Berry) – 1:48 

4. Dark Side of the Mushroom (Cooper, Podolor) – 2:37 

5. Hot Dusty Roads (Stills) – 2:23 

6. Are You Gonna Be There (At the Love-In) (Bennett, McElroy) – 2:23 

7. Gone and Passes By (Aguilar) – 3:12 

8. No Way Out (Cobb) – 2:21 

9. Expo 2000 (Podolor) – 2:39 

10. Gossamer Wings (Bennett, McElroy) – 3:29 

11. In the Midnight Hour (Cropper, Pickett) – 4:29 

12. Milk Cow Blues (Arnold) – 2:56 

13. Psychedelic Trip (Aguilar, Andrijasevich, Flores, Loomis, Tolby) – 1:57

 

 

Mark Loomis (guitare)/Sean Tolby (guitare rythmique)/Dave Aguilar(chant)/Bill Flores (basse)/Gary Andrijasewich (batterie) 

Contact: jean-claude.reichert@orange.fr 

 

 

 

 

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